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Si le
bruit est universellement reconnu comme agent physique, les
mesures visant à sa réduction le sont beaucoup moins. Les
solutions proposées par les différents experts sont parfois,
mais pas toujours, très efficaces. Il n'en demeure pas moins
que ramener le bruit en deçà de la limite permise de 90 dB(A)
n'est pas facile, voire économiquement impossible à court
terme. Mais, l'objectif de l'élimination du bruit, à la source,
ne doit pas être négligé car toute réduction du bruit, même
si elle ne nous permet pas de respecter la norme, est néanmoins
souhaitable.
Une exposition quotidienne à des niveaux de bruit élevés constitue
un facteur de risque qui peut entraîner une surdité d'origine
professionnelle consécutive à des atteintes au niveau de l'oreille
interne. Les risques d'atteintes auditives et leur gravité
augmentent en fonction du niveau de bruit et de la durée de
l'exposition, ou avec le nombre d'impacts d'intensité élevée.
Les effets auditifs du bruit
Il faut non seulement distinguer les effets auditifs temporaires
et les effets auditifs permanents mais aussi, les effets non
auditifs se répercutant sur notre corps.
a) L'effet temporaire est caractérisé par une fatigue
auditive qui se traduit par un assourdissement temporaire
et réversible et qui se constate après une exposition d'une
certaine durée à des niveaux de bruit relativement importants.
L'ampleur de l'assourdissement ainsi provoqué et le temps
de récupération dépendent de la durée et du niveau d'exposition
mais aussi de la susceptibilité de chaque individu.
b) Les effets auditifs permanents sont, de beaucoup,
plus préoccupants car ils touchent de nombreuses personnes
exposées à des niveaux de bruit élevés pendant leur vie professionnelle.
Il s'agit de la surdité, reconnue comme maladie professionnelle
si elle a pour origine, notamment, l'emploi de machines en
atelier, qui apparaît progressivement et insidieusement après
plusieurs années d'expositions répétées quotidiennement.
c) Peuvent être associés à ces effets auditifs, des
effets induits par le bruit, moins bien connus tels
que des troubles du sommeil, de la vigilance, participant
à un état de fatigue, ce qui est particulièrement fâcheux
pour des personnes qui doivent utiliser des machines qui peuvent
être dangereuses. Des troubles cardiovasculaires, avec accélération
du rythme cardiaque et fatigue accrue, surviennent chez le
personnel en fin de carrière professionnelle. Enfin le bruit
influence et participe aux troubles neurovégétatifs (irritabilité),
aux troubles digestifs et musculaires.
Notions utiles sur le bruit
Lorsqu'on parle de bruit, on fait souvent référence à des
notions telles que décibels (dB), décibels A (dBA), bruits
continus, bruits d'impact ou niveau de bruit équivalent.
Les dB et dBA sont les unités de mesure qui quantifient le
niveau de bruit.
En physique, le bruit réel d'une machine se mesure en dB.
Au niveau de la perception par l'oreille, le bruit se mesure
en dBA.
Le bruit continu est un bruit qui se prolonge dans le temps.
Le bruit d'impact est composé d'une série de chocs séparés
entre eux par plus d'une seconde.
Il faut prévenir la surdité car elle ne peut se guérir.
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