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Les maux
de dos et les lésions attribuables au travail répétitif sont
partout en progression dans les pays industrialisés et, malheureusement,
le Québec n'y échappe pas. Refaire le même mouvement 10 à
15 fois dans une même journée n'est pas un mouvement répétitif…
Il faut plutôt calculer combien de fois un même mouvement
ou une série de mouvements sont répétée à l'intérieur d'un
même cycle de travail ou tout au long de la journée. Si ce
mouvement répétitif s'effectue à une cadence élevée, s'il
exige un effort important ou constant, le maintien d'une posture
contraignante, s'il y a vibration et que le temps de repos
est insuffisant, le risque de malaise et même de lésion s'accroît
d'autant plus.
Bien connaître les ennemis
Comment les maux de dos et les lésions attribuables au travail
répétitif peuvent-ils être provoqués? De façon générale, ils
sont dus à deux types de blessures : les blessures instantanées
et les blessures cumulatives.
Crac! La blessure instantanée : l'accident
C'est imprévu, le coup auquel on ne s'attendait pas. Chute,
heurt, choc, écrasement, effort excessif ou soudain. On retient
un enfant sur le point de tomber, on glisse sur une surface
mouillée ou encombrée, on est frappé violemment par un objet…
et c'est l'accident. Élongations musculaires, fractures osseuses,
contusions entorses sont les blessures les plus fréquentes.
La blessure " À force de… On finit par… "
Un petit peu… Encore un peu plus… Encore une fois.. Et c'est
la blessure cumulative. Une trop grande utilisation d'un ou
de plusieurs muscles peut, par exemple, en diminuer la résistance
et entraîner l'apparition de douleurs aiguës ou chroniques.
Il y a aussi l'usure causée ou aggravée par la répétition
des mêmes gestes contraignants ou l'adoption d'une posture
inconfortable de façon prolongée.
De plus, certains mouvements, à force d'être répétés, peuvent
entraîner un affaiblissement d'un muscle, d'un tendon ou d'un
ligament. Et un jour, un coup soudain, un mouvement quelconque
provoquera le " crac ".
Les lésions attribuables au travail répétitif
Quelles sont les zones les plus touchées par les lésions attribuables
au travail répétitif ? Les membres supérieurs, c'est-à-dire
les mains, les poignets, les coudes et les épaules de même
que le cou. Aussi, quoique de façon beaucoup moins fréquentes,
ces lésions atteignent les membres inférieurs, tels les genoux
et les chevilles. Il faut aussi inclure le dos, car les postures
contraignantes et les efforts répétitifs associés à des mouvements
de flexion et de torsion peuvent aussi occasionner des maux
de dos.
Des réactions inflammatoires
Les mouvements répétitifs peuvent causer l'inflammation des
muscles, des tendons, des gaines recouvrant les tendons, etc.
Apparaissent alors les tendinites, les bursites, les ténosynovites,
les épicondylites, qui se situent notamment au coude et à
l'épaule, et le syndrome du tunnel carpien, au poignet.
Quelques notions
Bursite, tendinite, ténosynovite, épicondylite… la terminaison
en " ite " signifie " inflammation ".
Bursite :
Inflammation du coussin qui sépare les tendons ou les muscles
de la surface osseuse et qui permet un bon glissement.
Épicondylite :
Inflammation des tendons extenseurs du poignet à l'endroit
où ils se fixent au coude.
Tendinite :
Inflammation d'un tendon qui est le prolongement d'un muscle
et qui permet à ce dernier de se fixer à l'os.
Ténosynovite :
Inflammation d'un tendon et de la gaine synoviale dans laquelle
il se glisse; la gaine synoviale est une mince couche de tissu
qui, recouvrant les tendons, secrète un liquide lubrifiant.
Syndrome du canal carpien :
Compression ou étranglement d'un nerf dans un canal formé
par des os et un ligament du poignet, côté paume de la main.
Cette compression ou étranglement provoque des engourdissements
ou des douleurs au pouce, à l'index et au majeur.
Ergono… Quoi ? Ergonomique, bien sûr !
Les étapes de la démarche préventive comporte trois aspects
principaux. Le premier aspect consiste à identifier le problème
: 1- Reconnaissez les signaux que votre corps vous envoie.
2- Associez les malaises aux gestes. 3- Cernez les contraintes
du poste de travail. Le deuxième aspect consiste à corriger
: 4- Trouvez des mesures pour éliminer ces contraintes. 5-
Définissez des priorités. 6- Testez la solution. Finalement,
le troisième aspect consiste à contrôler : 7- Faites un suivi
des correctifs apportés à votre rythme et selon vos besoins.
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