Le LIT - Son histoire et son utilisation dans le temps...
  par Céline Dubord
 

 

On peut considérer le lit comme le meuble le plus important de la maison... puisque nous y passons le tiers de notre vie. Nous y dormons, il est le lieu privilégié des amants et son port d’attache, il nous aide à nous remettre de nos maladies, est la scène où prennent place les rêves et quelles que soient ses fonctions, il est omniprésent… de notre naissance à notre décès – étant souvent le lieu de notre premier souffle de vie et de notre dernier rite de passage.

Le lit a fait, au cours du temps, l’objet de PLUSIEURS EXPRESSIONS:

En Égypte, dans l’Antiquité, le mot «rêve» signifiait le réveil et le rêve était perçu comme la voie de l’illumination.

«Faire son lit» remonte à l’époque des Saxons où hommes et femmes remplissaient de foin des sacs de toiles et passaient la nuit les uns contre les autres dans des salles communes.

À une certaine époque, on disait «Aller donner à manger aux punaises», qui signifiait aller se coucher. Cette expression était fondée, bien malheureusement, sur une réalité de l’époque.

Sans oublier l’expression «Qui dort dîne», qui remonte sûrement à une époque où les gens ne mangeaient pas à leur fin.

Groucho Marx a déjà déclaré: «Tout ce que l’on ne peut pas faire au lit ne vaut pas la peine d’être fait».

Le lit fait aussi partie des contes tels que La Princesse et le petit pois de Hans Christian Andersen.

Il a aussi pris une signification politique lorsque John Lennon et Yoko Ono firent leur «sit-in» de protestation au lit.

Il a aussi fait l’OBJET DE TRADITIONS. Dans certaines régions de Bavière, par exemple, on installe le nouveau né sur un morceau de bois, qui servira par la suite à la fabrication du fond du berceau. Ensuite, lorsque l’enfant est en âge de dormir dans un lit, celui-ci est conçu en intégrant cette même pièce de bois. Et finalement, au moment de la mort de cet enfant devenu adulte, la pièce de bois est utilisée pour fabriquer la croix qui marque sa tombe.

Certaines PERSONNALITÉS CÉLÈBRES ont même considéré le lit comme lieu de travail; En voici quelques exemples; Winston Churchill travaillait alité pendant la Deuxième Guerre mondiale; Matisse, âgé, dessinait sur les murs qui entouraient son lit avec des morceaux de fusain fixés à une canne; Rossini y composa plusieurs opéras et Colette y a écrit bon nombre de ses romans; le poète John Milton conçut alité «Le paradis perdu» tandis que ses filles transcrivaient ses vers; et finalement, Marcel Proust, le plus célèbre des artistes atteints par la maladie, écrivit «À la recherche du temps perdu» au lit.

Le lit n’a pas seulement été l’apanage des humains, nos ANIMAUX en ont également bénéficié. Au XVIIIe siècle, en France, les chiens, les singes et autres animaux de compagnie des gens fortunés de l’époque dormaient dans des modèles réduits des lits de leur maître!

U N   B R I N   D ' H I S T O I R E

 

Vers –6,000 à –1,000, l’être humain devient de plus en plus sédentaire, ce qui explique l’apparition du meuble. À cette époque existait déjà, entre autres meubles, le lit et le lit à porteurs avec piétement animalier, notamment représentant des lions et des panthères, bâti sur des dés et aux assemblages camouflés par l’or. En Égypte ancienne, les lits des pharaons étaient richement sculptés de motifs symboliques représentant des animaux, des fleurs et des fruits.

Au XIVe siècle avant J.-C., Toutankhamon emporta cinq de ses lits dans sa tombe pour l’accompagner dans l’autre vie! Les lits en bois étaient ornés de fleurs de lotus et incrustés de matières précieuses (ivoire, or, argent), de vannerie, de papyrus et de jonc. Ils comportaient des appuie-tête, en bois ou en ivoire sculpté, servant à soutenir les volumineuses coiffes des pharaons, et des tabourets relevant les pieds. Ces lits étaient conçus pour durer, au sens propre du terme, toute l’éternité.

En revanche, les Égyptiens de conditions modestes, dormaient le plus souvent dehors, àl’endroit le plus élevé des environs ou recroquevillés sous des filets de pêche afin de se protéger des insectes.

Dans l’art mésopotamien (-6,000 à – 600), le mobilier est conçu en bois, en métal et en roseau. Il y existe deux sortes de lit, un pour manger et un pour dormir. L’ornementation est constituée de pin ouvert, de marguerites aux pétales partant du cœur, de rinceaux de plantes, de flèches ou de lames.

 

Les mythologies perse et assyrienne accordaient la plus grande importance aux animaux qui symbolisaient la force. L’ameublement était très luxueux. Les lits des souverains étaient par conséquent généralement décorés de taureaux, de béliers, de lions et de grands serpents, souvent incrustés de pierres précieuses et posés sur de luxueux tapis entassés pour plus d’aisance. En ce qui a trait aux nomades des civilisations mésopotamiennes, ils dormaient sur des peaux de chèvres emplies d’eau pour s’isoler de la terre froide.

Dans l’art grec (-8 à –1), le lit est très haut et nécessite même un escabeau pour y monter. Les Perses furent les premiers à embaucher des serviteurs qui étaient notamment chargés de faire leurs lits et d’en aménager les accessoires.

Les lits de la Grèce antique étaient semblables à ceux de l’Égypte ancienne: ils s’apparentaient au divan et pouvaient être déplacés aisément. Ils étaient en bois et incrustés d’or, d’argent, d’ivoire ou d’écaille. Les matelas, couvertures, molletons, tapis et peaux de bêtes étaient amoncelés sur des lanières de cuir entrelacées. Les draps étaient rares mais les couvre-lits étaient richement brodés, de même que les oreillers, placés à la tête et au pied du lit. Les Grecs prenaient part à de gigantesques festins dans leur lit, qui servait autant au plaisir du repas qu’à celui du sommeil. Ils faisaient en général quatre repas par jour et, contrairement à notre coutume du petit déjeuner au lit, prenaient le premier repas de la journée debout ou assis et les trois suivants, allongés. C’est dans l’art grec, à la période hellénistique (Décadence; -3 à –1 avant J.C.) que l’on voit poindre le lit de repos.

Dans l’art romain (-800 à 476), le lit était considéré comme symbolique de grande richesse. Le rôle des tissus était considérable; les lits, les sièges n’étaient rembourrés que de coussins volants, à la mode orientale et il y a une volonté de confort qui se traduit par une courbe dans le dossier. Le lit de repos était encore très haut et l’on s’y accoudait pour les repas. Inspiré du lit grec, il comportait comme éléments nouveaux des pieds tournés, une tête et un pied de lit. Matelas et couvertures étaient en soie richement brodée. Certains romains dormaient dans un lit à deux compartiments : ils se faisaient d’abord bercer dans un lit empli d’eau, puis une fois endormis, leurs domestiques les transportaient sur un matelas. Le lit de l’empereur Néron était orné de pierres précieuses censées posséder des pouvoirs magiques.

Cet usage du lit, raffiné et extravagant, qui existait dans les civilisations anciennes, prit fin avec la chute de l’Empire romain. Par la suite, on considérera qu’un sac de toile, de la paille et un endroit où dormir constituent les éléments suffisants pour passer la nuit. Au Moyen Âge, période de grande vulnérabilité et d’insécurité, les lits étaient conçus de manière à ce que l’on puisse dormir en position assise, avec des coussins pour surélever la tête. Des cierges éclairaient la chambre, les épées restaient à portée de main et des sentinelles étaient placées derrière la porte. Le dormeur était toujours sur ses gardes, prêt à sauter du lit pour se défendre. À cette époque, les rois étaient nomades; les garnitures des lits étaient roulées dans des coffres jusqu’à la prochaine résidence royale.

À la Renaissance (1350-1600), époque pendant laquelle l’artiste cesse d’être un artisan anonyme et acquiert un statut reconnu dans la société, il n’est pas rare que le panneau décoré d’un objet de mobilier, ou bien les cartons pour la réalisation d’une marqueterie, soient signés du nom d’un grand artiste. Les lits devinrent alors des objets d’une telle valeur qu’ils firent désormais partie du mobilier familial et furent souvent mentionnés dans les testaments. Les femmes utilisèrent rapidement le lit comme un moyen de signifier leur situation et leur importance sociale. Dès le XIVe siècle, les femmes de la noblesse dormaient dans des draps de satin noir pour mettre en valeur la blancheur de leur peau. Les dais et baldaquins revêtaient une grande importance. Les étoffes drapées et brodées, établies au plafond depuis les coins des pièces, permettaient d’assurer chaleur et intimité. La condition sociale du résidant était désignée par la longueur du dais : les dais de la dimension du lit étaient réservés aux nobles alors que les dais de dimension moindre étaient destinés à la petite aristocratie. À l’autre extrémité de l’échelle sociale, les lits étaient tout à fait différents - le sommeil était une activité communautaire. Les lits accueillaient plusieurs personnes, ce qui explique qu’à cette époque ils étaient souvent très grands.

Les meubles Louis XIII (1610-1643), très rectilignes, sont lourds et massifs. L’intention de Louis XIII est manifestement celle de créer un art national et un artisanat en mesure de témoigner de la richesse de la monarchie. Les meubles étaient peu nombreux. Les lits, en housse, revêtus d’étoffes plus ou moins somptueuses, persisteront jusqu’en 1670 environ. Au-dessus d’eux, les ciels de lit rectangulaires, d’où tombaient les courtines, portaient aux quatre coins des bouquets de plumes ou des vases en passementerie.

Le lit prit une importance croissante, particulièrement à partir de la Renaissance et jusqu’à la Révolution. La civilisation européenne était à son apogée; la France, carrefour de la culture occidentale, pouvait s’enorgueillir de nombreux lits parmi les plus somptueux. Louis XIV, comme ses successeurs qui s’offrirent des lits extravagants, possédait plus de quatre cent lits, pour la plupart ornés de chevets et de garnitures très ouvragés. Il aimait rester au lit et tenait souvent audience dans sa chambre, où il délivrait ses ordonnances dans une position de repos.

Sous Louis XV (1723-1774) vers 1750, on voit apparaître la sultane turquoise, qui est en fait un lit de repos à 3 dossiers. Les lits en forme de canapé sont dit «à la Turque». On retrouve notamment le lit à la duchesse et le lit tombeau.

Le règne du lit prit fin avec la Révolution française. Il devient alors un élément de mobilier plus intime et fonctionnel. Les lit anglais du XVIIIe siècle, par exemple, étaient plus petits et de forme moins architecturale qu’auparavant. Le bois d’acajou est troqué pour le chêne, qui est d’ailleurs utilisé par les meubliers tels que Chippendale, Sheraton et Heppelwhite. Sheraton créa les lits jumeaux à la fin du XVIIIe siècle pour permettre aux couples de dormir au frais pendant les mois d’été. Il conçut également un petit lit de forme ovale. À la fin du XVIIIe siècle apparurent également les lits en fonte et les matelas de coton, deux éléments qui contribuèrent à rendre le lit moins attirant pour les insectes nuisibles (punaises).

Le meuble Louis XVI (1774-1793) doit son élégance raffinée plus à ses éléments décoratifs qu’à sa forme mais les artisans proposent tout de même de nouvelles variantes de lits. Cette période se caractérise par la recherche de solutions pratiques et par la mise en place de modes de production qui annoncent les productions en série. L’alcôve commence à apparaître au milieu du XVIIIe siècle. L’Ottomane, avec son plan en ellipse, est toujours en vogue. Dans les chambres de style Louis XVI, on voit une volonté d’agencement. Les lits font l’objet d’une attention particulière et sont habillés, le plus souvent, d’étoffes alors que les parties apparentes en bois peuvent être laissées telles quelles ou bien peintes ou dorées. Le coquelicot est un des motifs récurrents dans la décoration du lit parce qu’il symbolise le sommeil. Les lits à la duchesse et à la Polonaise persistent encore, mais verront leurs garnitures disparaître peu à peu et l’on créera des modèles à deux ou trois dossiers d’égale hauteur. La partie supérieure est droite ou légèrement cintrée, avec des entailles concaves aux bouts; le piétement, souvent décoré de cannelures, est prolongé par des montants droits qui deviendront plus tard des colonnes détachées, terminées par une boule ou une pomme de pin.

Dans le style Empire (1804-1815), Les lits «bateau» sont les plus répandus. L’ornementation se concentre sur les bronzes ciselés, reproduisant des formes antiques (étoiles, médaillons, dauphins, amphores, sphinx, palmettes, feuilles de lotus, victoires ailées) ou les symboles de l’Empereur; l’abeille, l’aigle et la lettre «N» couronnée de lauriers. Dans le style Regency (1811-1820 en Angleterre, 1811-1837 en Grande-Bretagne), les lits et les canapés de type «fulcrum» font leur apparition.

À la période Restauration (1815-1830), on voit apparaître le placage sur contre-plaqué. Cette période est caractérisée par des lits étroits et longs, dont le lit bateau.

À l’instar du style Biedermeier allemand, le «style» Louis-Philippe (1830-1848) ne fut pas le développement d’un nouveau style mais une adaptation de différentes composantes des styles Empire, Troubadour et Restauration. C’est l’époque où l’on voit la première utilisation du ressort et l’apparition des premiers meubles populaires en fer forgé. Les lits, en acajou plaqué, sont «en bateau» et désormais, les tables de chevet demeurent à la tête du lit dans la journée.

Le style Confédératif (1840-1890) désigne l’éclectisme vernaculaire du mobilier québécois. Il prend ses sources dans le Regency anglais tardif, le Victorien anglais, le Victorien étasunien, le style Louis-Philippe et Second Empire français avec des rappels historiques à dominance gothique, Louis XV, Rococo et Renaissance. L’heure est aux rappels historiques et à l’industrialisation. La capitale (Québec) et la métropole (Montréal) assistent à la création d’un nombre impressionnant d’ateliers, des petits et des plus grands. Le triomphe de la machine-outil (chaudière à vapeur) permet toutes les audaces : découper le bois, le fendre, le tourner, le blanchir, le polir, le mortaiser, le percer ; fabriquer des tenons, des queues d’aronde mécaniques, des tourillons; en un mot, confectionner toutes les composantes d’un meuble. Les grands industriels, francophones ou anglophones, cherchent à atteindre une clientèle élargie par l’utilisation accrue des transports maritimes et ferroviaires. C’est le cas de William Drum et de Philippe Vallière, deux figures de proue du secteur du meuble dans la capitale pendant la seconde moitié du XIXe siècle. Ils fabriquent, entre autres, des lits muraux encastrés, des berçantes mobiles sur plate-forme, des fauteuils à crémaillère au dossier adaptable, des divans-lits, etc. Les techniques de rembourrage sont grandement améliorées et permettent plus de confort.

Les meubles en bois laqué, en bambou, en papier mâché ou ornés de peintures polychromes et d’incrustations de nacre, ainsi que les lits en fonte sont particulièrement caractéristiques de l’époque du Second Empire (1848-1870). Pour la première fois dans les arts décoratifs, la mécanisation permet de fabriquer en grandes séries. Le travail manuel s’en trouve valorisé et le statut de l’artiste-artisan travaillant en atelier spécialisé s’oppose de plus en plus nettement à celui de l’ouvrier attaché au monde de l’usine.

Par son rejet catégorique de l’historicisme, l’Art nouveau peut être considéré comme le premier style international vraiment moderne. Il est issu en parti du mouvement Arts and Cratfs, animé en Grande-Bretagne par William Morris. Paris et Nancy furent les principaux protagonistes, voire les créateurs, de l’Art nouveau, un mouvement qui apparut presque simultanément dans différents pays d’Europe au cours des deux dernières décennies du XIXe siècle et la première décennie du XXe siècle. Son répertoire formel met l’accent sur les lignes sinueuses, les motifs foisonnant de tiges, de fleurs et de feuilles ainsi que le fameux «coup de fouet», comme le démontre le lit aux nénuphars de Louis Majorelle, lequel a fortement contribué, avec Émile Gallé, à imposer en France le style Art nouveau (1859-1926). Suivant la mode de l’époque, Majorelle produit jusqu’en 1898 un mobilier de style éclectique, puis se rapproche progressivement de l’Art nouveau stimulé par l’œuvre de Gallé. Ses décors naturalistes appliqués aux meubles ont évolué à partir de 1918 vers un style plus épuré.

A U J O U R D ' H U I

L’invention du ressort métallique pendant la Révolution industrielle, puis la mousse dans les années 40, permirent le développement du matelas à ressorts et du matelas en mousse de latex et de polyuréthane.

Le lit d’aujourd’hui est le plus souvent composé d’un matelas à ressorts et d’un sommier à lattes ou tapissier qui sert à le soutenir. Ces deux éléments peuvent être posés à même le sol, sur un cadre métallique, ou encastrés dans un bois de lit.

Le lit contemporain comporte traditionnellement un chevet et un pied fixés sur un cadre et posés sur quatre pieds. Le lit est en général en bois ou en métal. Il existe dans tous les styles, pour satisfaire tous les goûts. Le prix est en général fixé en fonction des matériaux, du procédé de fabrication et du style. Il y a de nombreuses formes et dimensions de lits et la normalisation des tailles de matelas est une notion relativement récente. Le matelas idéal doit soutenir le dos de façon à ce que la colonne vertébrale conserve la même position qu’en station debout.

La fabrication des matelas est aujourd’hui très sophistiquée. Souples, durs, en mousse, en latex, en laine, à ressorts cylindriques, à ressorts ensachés et à eau (cylindre en vinyle extrafort remplis d’eau), il y en a pour tous les goûts et toutes les morphologies. Ils sont classés selon leur largeur, qui va de 80 à 180 cm. Leur longueur est en principe de 1,90 à 2 mètres; ils doivent permettre une liberté de mouvement de chaque côté.

Pour ceux et celles qui ne désirent pas un matelas traditionnel, le futon offre une autre possibilité. Composé principalement de couches de coton, il peut également contenir de la laine, de la mousse et du crin. Selon les matériaux utilisés dans sa fabrication, on obtient différentes textures et qualité de soutien : les futons tout en coton sont les plus souples, ceux qui contiennent une couche de crin au centre sont les plus fermes. Certains futons se replient dans un canapé ou un fauteuil, ce qui a pour avantage de sauver de la place lorsque l’appartement est petit.

Le matelas d’eau moderne fut conçu en 1967 par un étudiant californien, mais comme mentionné précédemment, il existait déjà il y a trois mille ans chez les nomades perses qui dormaient sur des peaux de chèvres remplies d’eau. Au XIXe siècle, le lit d’eau était utilisé dans les hôpitaux pour soulager les plaies. Aujourd’hui, les lits d’eau comportent des stabilisateurs, qui permettent d’obtenir un matelas ferme, et sont munis d’un système de chauffage.

Finalement, l’ère du troisième millénaire nous apporte un nouveau type de matelas - le matelas de mousse viscoélastique qui réagit à la température et au poids. Conçue et développée pour le programme spatial de la NASA en 1970, cette mousse devait mouler la forme du corps des astronautes tout en allégeant la pression associée au décollage et au vol. En 1991, la compagnie suédoise Fagerdala World Foam présente une version améliorée de cette mousse, connue sous le nom de TEMPUR, destinée à l’usage domestique et médical.