Préhistoire : Mésopotamie
(-6,000 à – 600) |
Les meubles étaient fabriqués de bois, de métal
et de roseau. |
Préhistoire : Égypte
(-6,000 à – 1,000
avant J.C)
|
Les bois étaient rehaussés de matières
précieuses, ivoire, or ou argent. L’acacia, le sycomore, le
cèdre, l’olivier et l’ébène étaient utilisés. |
| Préhistoire : Perse |
Utilisation de bois précieux. |
| Antiquité |
Les bois les plus utilisés étaient l’ébène, le
cèdre, le chêne, l’érable, le hêtre et le tilleul. |
| Moyen-Âge : Art Gothique |
Les bois les plus usuels étaient le chêne, au
nord de l'Europe, et le noyer, au sud. |
| 1450–1500 |
La préférence était pour le noyer. |
| 1500–1550 |
|
| Renaissance italienne |
Le bois le plus utilisé au cours de cette
période dans tous les centres de production italiens est le
noyer, bien qu’en Toscane furent également employés : le
châtaignier, le cyprès et l’orme, et en Italie du Nord : le
chêne. |
| Renaissance allemande |
Meubles d’ébène aux formes lourdes avec
incrustation d’ivoire. |
| Style Manuélin |
Les meubles de cette époque étaient réalisés
dans des bois précieux. Ce qui témoigne d'un penchant pour
l'exotisme. L’utilisation des bois les plus durs (chêne et
noyer) permet la réalisation de détail minutieux et la
création de fines rainures. |
| Style Henri II |
Le chêne fait le plus souvent place au noyer,
avec parfois des plaques de marbre. |
| 1550–1600 |
Maniérisme
Mobilier anglais, bois de chêne
1550-1650. |
| Style Élisabéthain |
Le style anglais, caractéristique du règne
d'Élisabeth (1558-1603) et inspiré de la Renaissance
italienne, allemande, flamande et française, utilisait le
chêne. |
| 1600–1650 |
L’ébénisterie du XVIIe siècle apporta des
meubles très luxueux, de bois d’ébène et de dorures. |
| Louis XIII |
L’utilisation de feuilles minces d’ébène
sculptées en bas-relief, en applique sur le bâti et de bois
exotiques tels que le bois de violette et l’amarante et des
bois français tels que: l’if, le buis, le noyer, le merisier,
et l’orme. |
| 1650–1700 |
|
| Style Louis XIV |
Le bois doré ou peint est visible à la ceinture
et autour du dossier. Les placages de cuivre, d'étain et
d'écaille avec des garnitures de bronze doré, or argenté
triomphent dans les ateliers royaux. Ailleurs, la tradition du
bois massif et du bois tourné se maintient. |
| Restauration anglaise |
Le noyer est désormais privilégié pour le
mobilier. |
| Régence de Mazarin |
L’ameublement est conçu à l’aide de bois doré
ornant des appliques en bronze ciselé et doré. |
| Style William and Mary |
Le bois est plus foncé, plaqué de noyer et
marqueté. L’ébène est le bois le plus largement utilisé pour
la décoration des meubles. |
| 1700–1750 |
On utilise des bois rares tels que :
l’amarante, le citronnier, le palissandre, le bois de rose et
de violette. À partir de 1752, l’acajou est utilisé selon de
nouveaux procédés : placage, jeux de fond, marqueteries
compliquées et asymétriques. |
| Louis XV |
L’ébéniste Charles Cressent reste, sous Louis
XV, l’artiste qu’avait distingué le régent. Il montre la voie
aux bronziers en modelant et ciselant lui-même les importants
motifs dont il enrichit ses placages de bois de rose, de
violette ou de satiné. |
| Style Queen Anne |
Ce style préfère le noyer, le placage de noyer
et l’acajou. |
| Style Régence |
Les bois réapparaissent et sont richement
sculptés ou plaqués de bois satinés importés des Indes :
palissandre, amarante, bois de violette et bois de rose. |
| Style Rococo |
Au départ, les bois sont dorés ensuite, ils
sont peints. Les bois de structure sont le sapin et le
peuplier. Les sièges sont en hêtre, noyer et tilleul. Les
marqueteries sont de thuya, de violette et de bois de
rose. |
| Style Rococo Renouveau |
Les meubles sont ni peints, ni dorés, ils sont
en bois naturel. Le bois de palissandre lamellé et courbé est
fréquent. |
| Style Louis XVI |
Grâce à l’évolution de la technique du placage
(désormais l’épaisseur des lattes de bois ne dépasse guère les
cinq millimètres), la décoration des surfaces des meubles peut
être exécutée avec plus de liberté. Aux essences nationales,
utilisées pour la production des meubles courants, s’ajoutent
les bois d’importation. Les anglais adoptent alors l’acajou,
qu’ils importent d’abord des Indes occidentales, puis de
certains pays d’Amérique. |
| 1750–1800 |
Les essences les plus répandues sont le noyer
et l’acajou, que l’on laisse à l’état naturel, le hêtre, peint
ou doré, le chêne, pour les armoires et les meubles de taille
imposante ou bien encore le poirier, l’orme, l’olivier et le
cerisier. Les ébénistes traitent exclusivement le mobilier de
luxe et utilisent à cet effet des essences exotiques, telles
que l’amarante, le bois de Chine et l’ébène qui sont les plus
coûteuses et les plus recherchées. L’ossature peut être en
chêne ou en sapin, puis ensuite plaquée ou marquetée
d’essences plus rares et plus précieuses. |
| Style Directoire (1789-1804) |
Les meubles sont fabriqués à l’aide de bois de
qualité plus modeste. |
| Hepplewhite |
Les plateaux sont ornés de motifs floraux
stylisés ou géométriques, en marqueterie sur un fond d’acajou,
de sycomore ou de bois satiné. |
| Style Louis XVI |
L’ébène réapparaît et les bois exotiques tels
que l’acajou et l’acajou oucheté sont fréquents. Le bois de
rose, le citronnier, le noyer et le hêtre sont aussi
utilisés. |
| 1800–1850 |
Le bois le plus utilisé à cette époque est
l’acajou, parfois employé avec le citronnier et souvent
rehaussé de profils d’ébène. Suite à l’interdiction d’importer
l’acajou des colonies anglaises, d’autres essences furent
utilisées (noyer, poirier, hêtre, loupe d’orme et loupe d’if).
Carton bouilli (pâte à papier et colle forte), papier mâché
(pâte à papier et plâtre) sont souvent vernis en noir à partir
de 1820. La fonte (canapés, lits, sièges) est aussi mélangée
au rotin. |
| 1800 jusqu'à Edwardian |
Pour le mobilier provincial anglais :
l’acajou. |
| Style Regency et Victorian |
Pour le mobilier provincial anglais : le
palissandre. |
| Style Charles X |
Les bois sombres cèdent la place à des essences
claires (érable, frêne, orme, platane, peuplier) rehaussées de
délicates marqueteries et de listels. |
| Style Biedermeier |
Les bois employés sont en général des bois
clairs et peu coûteux comme l'érable, le bouleau et le
cerisier. |
| Style Empire version tardive |
Les meubles français sont en chêne ou, parfois,
en acajou. L'acajou vient de St-Domingue et la mer est
contrôlée par les anglais. Cela amènera des changements dans
les types de bois utilisés comme les bois clairs d’arbres
fruitiers (cerisier, poirier, olivier), en remplacement de
l’acajou. Les bois des meubles italiens sont le peuplier et le
pin, notamment dans le cas de la production piémontaise. |
| Style Restauration |
Les bois sont les suivants: oranger,
citronnier, érable, sycomore, thuya moucheté; on en recherche
volontiers les ronces, les racines, les nœuds et les loupes à
l’effet tourmenté et chatoyant. |
| Style Louis-Philippe |
Le bois est tourné, tarabiscoté et foncé. |
| Style Empire |
La plupart des meubles sont en acajou blond de
Cuba. Le placage flammé est collé à fil vertical et les
meubles sont chargés de bronzes dorés. |
| 1850–1900 |
|
| Style Napoléon III (second Empire) |
Bois luxueux, ronce d’acajou, motifs
antiquisants, appliques de bronze isolé. Les bois sont :
l’acajou massif plaqué, la loupe d’orme, l’érable, le noyer,
le citronnier, le palissandre. La structure est en peuplier ou
en tilleul et les tiroirs sont en chêne. |
| L’Éclectisme |
L’éclectisme caractéristique du style
Louis-Philippe est ici poussé à l’extrême. Les applications de
bronze doré, les marqueteries de matières précieuses comme
l’écaille et le nacre, suivant l’exemple du style Boulle avec
l’utilisation de bois noirs, ébène ou poirier noirci, décorés
de motifs floraux peints, incrustations de nacre, d'ivoire, de
porcelaine et d'étain. Le bambou fait son apparition,
notamment dans le mobilier de jardin ou de serre. Le mobilier
en métal se répand aussi et remplace les matériaux nobles. Le
placage sur contre-plaqué est fréquent ainsi que les meubles
de papier mâché. |
| 1900–1950 |
Utilisation de plus en plus fréquente du métal
dans les meubles. Les meubles sont aussi encastrés, incorporés
au décor. La chaise devient une machine à s’asseoir. Les
meubles en fibre de papier tissé (plus de 1000 modèles) ont
été inventés et fabriqués à partir de 1917 par Marshall B.
Lloyd. Par l’emploi des structures métalliques et du verre, le
mobilier devient plus léger et plus transparent, tandis que le
plastique et le bois incurvé permettent un modelage de plus en
plus libre. |
| Art Déco |
L’Art Déco préfère l'ébène de Macassar, un bois
d'Indonésie dont la rareté oblige à l'utiliser en minces
feuilles de placage, sauf pour les pieds et les pilastres des
meubles. Le palissandre de Rio, l'acajou de Cuba, le zingana,
l'amarante et le sycomore étaient incrustés d'ivoire,
d'écaille ou de corne. |
| 1950–2000 |
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| Style Design |
Le contre-plaqué moulé à chaud, les plastiques
colorés et transparents, l’acier moulé ainsi que le verre,
fumé ou non, occupent une grande place dans le mobilier. Mais
les artisans continuent de se servir du bois massif qu’ils
mettent en lien avec une gamme très variée d’autres
matériaux. |