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Bien planifier pour bien réussir
Lorsque vous avez en main un meuble à restaurer, vous devez évaluer si une intervention est souhaitable ou non, si elle en vaut la peine et si vous avez l’expertise pour exécuter cette restauration.
Vous devez être en mesure d’évaluer le temps nécessaire que prendra la restauration, les coûts qu’elle engendrera et le potentiel de réussite qu’elle aura. Les coûts et le temps sont plus faciles à évaluer lorsque vous savez quels types d’intervention vous allez exécuter sur le meuble.
Vous devez ensuite planifier le projet de réparation en faisant la liste des étapes qu’elle nécessitera tout en gardant une certaine flexibilité puisque la restauration réserve parfois des surprises qui modifieront vos choix en évoluant dans le projet.
L’évaluation se fait généralement en trois étapes : 1- identification du type de bois et son état, 2- Évaluation de la solidité de la structure du meuble et les restaurations nécessaires, 3- Évaluation de l’état de la finition.
1. Identification du type de bois et son état
Il est difficile de définir le type de bois dont un meuble est fabriqué lorsqu’il est entièrement recouvert d’un produit de revêtement. Parfois, le fait d’enlever des pièces de quincaillerie vous permet de mieux définir le type de bois et son état. Un meuble peut contenir différentes sortes de bois, basez donc votre identification sur plusieurs parties de meuble avant de tirer une conclusion définitive.
Le type de bois qui a servi à la confection d’un meuble influe sur sa valeur et la pertinence d’effectuer ou non une restauration. Il est pertinent, par exemple, de procéder au décapage chimique d’un meuble en bois massif, mais il sera préférable de peindre celui qui est fait de particules. Observez des endroits cachés qui permettent parfois de trouver une estampille portant le nom de l’ébéniste ou du manufacturier qui l’a conçu. Comment est l’état de la surface? A-t-elle des éraflures, des entailles, des placages qui se cloquent, des brûlures, des parties renfoncées?
2. Évaluation de la solidité de la structure du meuble et les restaurations nécessaires
Évaluer la structure de base d’un meuble consiste à regarder l’aspect général du meuble, son bâti, les assemblages qui composent celui-ci et son piétement. Y a-t-il des pièces manquantes? Sont-elles réparables ou est-il souhaitable de les réparer? Y a-t-il eu des réparations antérieures? Sont-elles des tentatives futiles (ajouts de vis, de clous, d'équerre de métal), ajout de pièces non d’origine qui donne seulement l’illusion d’une solidification?
3. Évaluation de l’état de la finition
Lors d’une restauration, il n’est pas toujours nécessaire de remplacer la finition surtout si elle est d’origine et qu’il s’agit d’une antiquité. Considérez l’âge et la valeur du meuble avant de décider quel type d’intervention est à privilégier. Dans certains cas, enlever la finition originale d’un meuble peut causer une dévaluation de celui-ci.
Étapes de restauration
Lorsque l’identification du type de bois et son état ont été résolus, que vous avez évalué la solidité de la structure du meuble et de l’état de la finition, il est maintenant temps de lister par ordre d’exécution les étapes de la restauration. Voici un exemple non exhaustif de certaines étapes que l’on retrouve fréquemment en restauration, qui vous serviront à établir votre liste. Indiquez sur celle-ci les produits qui seront utilisés ainsi que l’outillage nécessaire.
- Démontage des parties démontables du meuble (portes, tiroirs, etc.)
- Démontage de la quincaillerie (serrures, pentures, poignées, etc.)
- Nettoyage du meuble s’il n’a pas à être décapé
- Décapage, le cas échéant (par grattage, ponçage, à l’aide de décapant chimique, etc.)
- Nettoyage suivant le décapage (popote d’ébéniste, essences minérales, etc.)
- Identification des parties du meuble à l’aide de ruban cache pour faciliter le remontage de celui-ci une fois la restauration terminée.
- Démontage du meuble (lorsque celui-ci doit être recollé en partie ou en entier)
- Réparations à effectuer (joints et pièces brisées, réparation de placage, de piétement, de fuseaux, etc.)
- Montage à blanc des parties réparées (montage sans colle pour vérifier l’ajustement et rectifier s’il y a lieu)
- Montage à blanc de l’ensemble du meuble (montage sans colle pour vérifier l’ajustement et rectifier s’il y a lieu)
- Préparation de cales pour protéger le bois, de serres, de colle, de chiffon humide pour essuyer l’excédent de colle et autres accessoires nécessaires au collage du meuble.
- Collage (choisissez une colle réversible telle que la colle de poisson pour permettre des interventions dans le futur)
- Ponçage de finition s’il y a lieu (attention à la patine et à l’ancienne finition si elles ont été préservées)
- Scellement de la surface (produit antitaches, huile, etc.)
- Uniformisation de la couleur si vous avez effectué des réparations avec des bois neufs (teinture, brou de noix, etc.)
- Mise en teinte le cas échéant (teintures naturelles, à l’huile, pigmentée, etc.)
- Finition du dessus ( huile, cire, autres).
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